Auteur : Camille Sifferlen

novembre 2017, la conférence sur le climat COP23 s’est tenue à Bonn, en Allemagne, sous l’égide officielle de la nation insulaire des Fidji. Des représentants de l’iPHA et de l’Institut de la maison passive (PHI) ont assisté à la conférence pour promouvoir la norme de la maison passive comme une solution éprouvée pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et construire des bâtiments plus sains. Voici quelques-uns des points forts de la conférence et un aperçu de la manière dont les choses évoluent.

Efficacité énergétique en premier

En tant que membre de l’Alliance mondiale pour le bâtiment et la construction, les représentants de l’iPHA/PHI Camille Sifferlen et Jessica Grove-Smith ont participé à la journée du symposium sur le bâtiment et à la table ronde ‘Transformer le secteur des bâtiments et de la construction’ ; lors de la journée des établissements humains. Ces événements avaient pour but de dresser une liste des meilleures pratiques internationales afin d’émettre ultérieurement des recommandations à l’intention des décideurs concernant le secteur du bâtiment. Il est devenu évident que nous devons agir rapidement et de manière décisive pour réduire les émissions mondiales de C02. C’est pourquoi l’efficacité énergétique en premier lieu et l’importance d’une enveloppe de bâtiment de haute qualité ont été les priorités des réunions &#8211 ; toutes les énergies renouvelables du monde ne feront pas l’objet d’un gaspillage si elles sont utilisées pour une enveloppe de bâtiment de mauvaise qualité. En outre, l’analyse du cycle de vie, l’engagement de l’industrie, la mise en œuvre d’une approche globale de la ville et les défis auxquels sont confrontées les villes en expansion rapide ont été abordés. Ce fut l’occasion pour PHI de clarifier certaines idées fausses courantes, telles que l’application des critères de la maison passive aux climats chauds et humides ou les avantages de PHPP comme outil de calcul mensuel statique.

Pays en développement

Il existe un énorme potentiel d’expansion des villes dans les pays en développement. Elles représentent une immense opportunité de faire les choses bien et il ne faut pas la manquer. Le passage à des bâtiments économes en énergie est l’un des aspects de cette opportunité, qui apporte toutes les solutions aux problèmes liés à l’inefficacité du parc immobilier. Par exemple, en utilisant un approvisionnement énergétique minimal pour éviter les problèmes de charge de pointe, en minimisant les émissions de CO2 et en améliorant la santé et le confort des occupants.

Atteindre un haut niveau d’efficacité énergétique peut être difficile, surtout pour les pays où les composants et les connaissances ne sont pas encore très répandus. C’est pourquoi PHI a développé une approche à plusieurs niveaux pour le Mexique. Avec le soutien de la GIZ, nous avons créé l’étude EcoCasa, puis développé le logiciel DEEVi, qui est actuellement utilisé par le gouvernement mexicain pour évaluer l’efficacité énergétique de ses projets.

La maison passive n’est qu’un début

C’est formidable de voir que de plus en plus de projets de maisons passives vont au-delà de la norme classique de la maison passive, en produisant leur propre énergie renouvelable et/ou en utilisant des matériaux locaux à faible consommation d’énergie intrinsèque, répondant ainsi à nos normes de classe Plus et même de classe Premium. La délégation de la GABC a visité un tel bâtiment dans le cadre des journées portes ouvertes des maisons passives. Les participants ont été stupéfaits par le dortoir d’étudiants qu’ils ont visité, et ont pu constater comment une approche de construction holistique soutenue par des solutions simples pouvait contribuer à réduire considérablement la demande énergétique tout en améliorant la santé et le confort des occupants. Le coût d’investissement relativement faible (approche « cradle to cradle ») et l’aspect pédagogique de cette résidence d’étudiants où de nombreuses caractéristiques techniques sont délibérément encore visibles ont également attiré l’attention.

Prix de la solution verte

Grâce à notre partenariat avec Construction 21, nous sommes en mesure de partager les meilleures pratiques de nos partenaires internationaux et de présenter la diversité des bâtiments de maisons passives à un public plus large. L’iPHA a eu l’honneur de remettre le prix de la meilleure construction à faible émission de carbone lors des Green Solutions Awards. Plusieurs lauréats de Belgique et d’Allemagne ont utilisé l’approche de la maison passive « fabric first » pour réduire la consommation d’énergie de leur projet. C’était également un plaisir de voir de nombreux délégués de Chine, ce qui est en corrélation avec le nombre croissant de projets de maisons passives en Chine. Avec l’architecte Kay Künzel qui a reçu le prix du meilleur bâtiment à faible émission de carbone, nous attendons déjà avec impatience les prix de 2018 !

Si vous souhaitez en savoir plus sur la combinaison gagnante « Maison passive + matériaux écologiques + approvisionnement en énergie renouvelable », alors rejoignez-nous lors de notre prochaine conférence internationale sur les maisons passives, où ces sujets seront abordés par des professionnels internationaux.

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